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Enfants et adolescents

Un enfant comme un adulte peut souffrir d’un psychotraumatisme. En effet les événements traumatisants n’épargnent pas les enfants : accidents, agressions, harcèlement scolaire, maltraitances, violences intrafamiliales, abus sexuels, inceste, attentat, guerres, migrations, catastrophe naturelle, attaque par des animaux, mort violente de proche, accident, etc. Ces événements peuvent laisser des blessures psychiques profondes. Un événement traumatisant unique peut provoquer un trouble de stress post-traumatique (TSPT). En revanche, si l’événement traumatisant se répète ou dure longtemps sans que l’enfant ne puisse fuir ni se protéger, le développement de l’enfant en est alors affecté. On parle alors de trouble traumatique du développement. Ce n’est pas cependant pas une fatalité : il est possible d’aller mieux et de se soigner.

→ 1 enfant sur 10 est victime de harcèlement, de maltraitance ou de violences.

→ 80 % des violences se passent dans les familles.

→ Seul 1 enfant sur 10 révèle les violences qu’il a subies.

→ 1 fille sur 5 et 1 garçon sur 13 affirment avoir été victimes de violences sexuelles durant leur enfance. Parmi eux, 1 enfant sur 2 est victime d’inceste avant l’âge de 10 ans.

→ Les enfants porteurs de handicaps sont 4 fois plus à risque d’être victimes de violences que les autres enfants.

Le 119

La ligne téléphonique 119, est le numéro d’appel national de l’enfance en danger. Il est ouvert 24h/24, 7 jours/7 et gratuit et les appels sont confidentiels. Les appels d’enfants et d’adolescents sont traités prioritairement. Au bout du fil, les écoutants sont des professionnels de la protection de l’enfance, formés pour écouter, accompagner et agir. En complément de la ligne téléphonique « 119 Allô enfance en danger », un tchat est ouvert aux mineurs et aux jeunes majeurs de moins de 21 ans, 7 jours sur 7. Les horaires sont indiqués sur le site.

Toute personne témoin ou soupçonnant un enfant en danger ou risquant de l’être doit signaler les faits. Il peut s’agir du représentant légal du mineur, d’un membre de son entourage ou d’un professionnel (assistante sociale, médecin, etc.). C’est une obligation légale.

Le plus simple est d’appeler le 119 où des professionnels de la protection de l’enfance vous écouteront et transmettrons ensuite les informations à la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) du département concerné et prendront les mesures nécessaires en cas de danger imminent pour l’enfant.

Enfants

Dès sa naissance, un enfant peut être impacté par un événement traumatisant. Dans les premiers jours, l’enfant peut revivre l’évènement sans qu’il le veuille sous forme de cauchemars, de flashs, de pensées. Il peut aussi éviter tout ce qui lui rappelle l’évènement traumatique. Il peut aussi se sentir toujours en alerte. Si ces signes durent plus d’un mois et que l’enfant n’arrive pas à reprendre sa vie habituelle à la maison ou à l’école, il est temps alors de consulter votre médecin traitant ou le pédiatre de l’enfant qui pourront vous orienter vers des centres près de chez vous.

S’entourer : où trouver de l’aide ?Focus sur l’inceste

Adolescents

Les signes d’un TSPT chez un adolescent ressemblent à ceux de l’adulte : reviviscences, hypervigilance, évitement de tout ce qui rappelle l’événement traumatisant. Le jeune peut aussi manifester des brusques changements d’humeur, s’isoler davantage, se couper de ses amis ou devenir plus agressif. Il est fréquent qu’il soit opposant, semble égoïste et insensible aux sentiments des autres. Il peut aussi développer des addictions. Un adolescent aura parfois plus de réticences à se confier sur ce qui s’est passé. Parents, enseignants mais aussi ses amis doivent être attentifs à tout changement dans son comportement pour l’encourager à sortir de l’isolement puis, si les difficultés persistent au-delà d’un mois, à chercher de l’aide auprès de professionnel de santé.

Bon à savoir

→ Le suivi psychologique est soumis à l’autorité parentale conjointe. Si l’un des parents s’y oppose, son désaccord doit être explicite. En cas de conflit entre les parents, c’est au Juge aux affaires familiales de trancher.

A noter que l’accord des deux parents n’est pas nécessaire pour l’évaluation psychologique de l’enfant.

→ En revanche, cet accord n’est pas nécessaire pour trouver de l’aide à la Maison des Adolescents près de chez soi ni pour appeler le 119.

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Interview de Lise Eilin Stene – adolescents

Docteure en médecine et chercheuse au Centre norvégien d’études sur la violence et le stress traumatique.

Podcast à venir

Adulte aujourd’hui, j’ai vécu, enfant, un événement traumatisant

Parfois des événements traumatisants vécus enfant vont laisser des traces jusqu’à dans la vie adulte. C’est particulièrement le cas quand l’expérience du traumatisme n’a pas été unique mais au contraire, multiple, chronique et prolongé comme les violences intrafamiliales, l’inceste, l’exploitation sexuelle ou le harcèlement.

Les difficultés semblent alors héritées de l’enfance et peuvent s’alourdir désormais de conduites à risques et/ou d’addictions, mener à des pensées suicidaires et généralement altérer la qualité de vie. La répétition de traumatismes précoces répétés peut aussi déclencher d’autres troubles dont il faut poursuivre le traitement en cours. Nous ne sommes pas condamnés par notre enfance traumatique. Si le plus tôt est le mieux, il n’est jamais trop tard pour soigner un psychotraumatisme.

Proches et accompagnants

Quand un enfant souffre de TSPT après un événement traumatisant, l’équilibre global de la famille est bousculé. . L’enfant a besoin durant cette période d’attention et d’un soutien affectueux encore plus bienveillants que d’habitude. Accompagner son enfant qui souffre d’un TSPT s’inscrit dans la durée. Il y a souvent des périodes de mieux mais aussi des périodes de moins bien. Souvent les proches sont plongés dans une inquiétude permanente sur les séquelles éventuelles de l’événement traumatisant sur l’enfant. L’événement traumatisant met la santé mentale de tous les proches de la victime à rude épreuve. Cependant il est possible de prendre soin de soi et de ses proches.

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Professionnels

Enseignants, éducateurs ou professionnels au contact avec des enfants et des adolescents à l’épreuve de psychotraumatismes peuvent penser être protégés de l’impact des événements traumatisants vécus par l’enfant suivi grâce à des réflexes et des compétences professionnelles.

Cependant certaines situations, notamment par leurs répétitions ou leurs violences peuvent déstabiliser, même le plus expérimenté, parfois des années après. Les professionnels peuvent être souffrir d’un TSPT vicariant, c’est-à-dire un TSPT provoqué par un événement traumatisant non pas vécu directement mais à travers la souffrance d’un autre. Ils peuvent aussi ressentir de la fatigue compassionnelle.

Vivre mieux

Prendre soin de soi pour prendre soin des autres

Il est pourtant important de ne pas rester seul et d’échanger avec ses collègues et sa hiérarchie.

En cas de besoin, prenez contact avec la médecine du travail, les professionnels de santé mentale et de l’urgence médico-psychologique près de chez vous (CUMP).

Vous pouvez aussi recourir à un suivi psychologique.

Après son temps de travail, il est important de prendre soin de soi au mieux : s’écouter et veiller à son sommeil et au temps de repos, maintenir des activités et des relations qui comptent pour vous et être attentif à son hygiène de vie et son équilibre.

Ressources culturelles

L’Ours Kintsugi, Victoire de Changy et Marine Schneider, Cambourakis, 2019.

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