« La résilience humaine ne se limite pas à une attitude de résistance, elle permet la construction, voire la reconstruction » (Vanistendael et Lecomte 2000). La résilience peut aussi définir la capacité d’une société, profondément atteinte par l’épreuve, par un choc, non seulement à retrouver son équilibre antérieur mais, davantage encore, à se construire un avenir plus positif encore (Peschanski 2010).


Quelles conduites tenir quand on veut se reconstruire ?

résilience

Premiers impératifs pour remonter la pente : éviter la solitude pour ne pas s’enfermer dans des ruminations et parler pour partager ses émotions. Tous les travaux réalisés sur le sujet le prouvent, les personnes qui bénéficient d’un bon soutien de leur entourage, qu’il soit familial ou amical, augmentent leurs chances de voir l’intensité de leurs symptômes diminuer.
Autre impératif : s’appuyer sur les professionnels de santé. L’erreur à ne pas commettre, c’est de se dire : « On ne peut rien pour moi ».  En fait, les médecins, les infirmières, les psychologues et même les groupes de parole sont d’un grand secours sur le chemin de la résilience. Vous pouvez vous appuyer sur eux et, pourquoi pas, si elle occupe une place dans votre vie, sur la spiritualité. 
Il y a, évidemment, des pièges à éviter, car ils aggravent les choses. L’alcool, le tabac, la drogue… On peut être tenté d’y trouver momentanément refuge. Il peut même arriver que ça nous fasse du bien au tout début, mais soyez sûr que les difficultés seront ensuite exponentielles. De même, pas d’automédication. Parlez-en toujours à votre médecin avant tout achat en vente libre.


Kintsugi, l’art de la résilience

Entendu lors d’un congrès, une métaphore apaisante !


Aider les proches de personnes aggressés

Je suis un vase. Plutôt beau, utile, il plait beaucoup à tous ceux qui s’occupent de lui, le bichonnent avec tendresse, ou bien le regardent de loin, sans trop oser y toucher finalement.
Tout nouveau tout beau !
Mais voilà, cela n’a pas duré…


Bing, un coup maladroit et il s’est fendu.
Bang, ce jour-là il n’était pas à la bonne place, au bon endroit et il a reçu un coup qui lui a laissé une bien vilaine trace.
Boum, c’est une rage incompréhensible, peut-être sournoise qui l’a heurté violemment, le laissant par terre, ébréché.
Quelqu’un l’a remis à sa place et vraiment en le tournant d’une certaine façon, on n’y voit pas trop de dégâts.
Bing, un coup de vent, la fenêtre s’est ouverte et voilà encore une fente.
Cela commence tout de même à faire beaucoup pour ce vase qui commence à être un peu branlant.


Des années passent. Dans son coin, ce vase, se rapetisse, comme il est fendu, on hésite à s’en servir. D’ailleurs les beaux bouquets, il n’en veut plus non plus, il a bien peur de ne plus savoir quoi en faire.


Aie. La maison brûle t-elle ? Une personne mal intentionnée décide de tout casser ? On ne sait. Mais le vase se retrouve en morceaux. Par terre. Cassé. Enfoui , perdu.


Ce vase, même cassé, il ne peut pas en rester là.
Il y a l’ amour de tous ceux qui sont autour de lui.
Il y a le savoir faire de ceux qui savent recoller les morceaux et qui le font avec patience et détermination.


Du temps passe. Longtemps parfois. Car le vase est vraiment en piteux état.
Parfois, on recolle tout, ça a l’air bien. Mais pas de chance, on n’a pas vu un gros morceau hideux, venu d’on ne sait où, incrusté à l’intérieur ; et qui pousse le tout à se briser de nouveau.
Alors on recommence.


A force le vase, commence à reprendre de l’allure, même s’il est recollé de partout. Il n’est bien sûr plus du tout comme avant. 
Il est même assez différent mais il a une certaine beauté : une vraie mosaïque ; une oeuvre unique ; un air tellement énigmatique pour certains ; et pour d’autres, c’est juste leur vase.
Leur sacré vase ! LE VASE ! 
Celui qu’on ne laissera jamais à l’abandon ; en morceaux éparpillés sans réussir à lui redonner une forme. Le vase qu’on aime tant. 
Le vase qui doit réussir ultimement à s’accepter et s’aimer lui-même.


Nous sommes tous des vases…. Fragiles et réparables.

Partager sur :